Ethics

Je ne suis pas un expert en philosophie, mais j’ai récemment assisté à une intervention de Julia de Funes ; que j’ai beaucoup apprécié; lors de laquelle elle a parlé de l’éthique appliquée aux intelligences artificielles.

A travers cette série d’article, je vais essayer de partager avec vous mes nouvelles connaissances.

Ci-dessous, la liste des sujets que j’essayerai d’aborder :

  1. L’intelligence artificielle entre juridique et éthique
  2. Avoir une réflexion éthique dans un monde en pleine mutation technologique

L’intelligence artificielle entre juridique et éthique

Les entreprises et les professionnels de l’informatique qui développement et mettent en place des systèmes intelligents et des robots se posent de plus en plus des questions sur la place de l’éthique dans leurs domaines.

Dans ce qui suit, je vais aborder le sujet des valeurs éthiques et morales lorsqu’elles sont appliquées dans le domaine de la technologie et l’innovation.

Les moyens techniques et technologiques sont tellement inouïes que les questions qui se posent par rapport à ce sujet sont de l’ordre éthique ; c.-à-d. pourquoi on fait cela. De plus, les entreprises ne savent pas très bien encore se situer éthiquement en terme d’Intelligence Artificielle et de Big Data; elles ne savent encore vraiment quoi faire de leurs données.

Donc le sujet est de savoir comment se situer éthiquement avant de commencer à développer une solution.

Souvent l’éthique est réduite à du juridique. Or l’éthique n’est ni la justice ni un savoir – Selon Julia de Funes

Afin de comprendre ce qu’est l’éthique, je vais essayer d’énumérer ce qu’elle ne l’est pas :

  • L’éthique ne peut pas s’enseigner car il y a ni de lois ni de constantes qui permettent de la définir. Il n’y a pas de vérité véritable en éthique.
  • L’éthique n’est un pas système de lois constitutionnelles. Très souvent les entreprises ne sachent pas trop quoi faire avec leurs masses gigantesques de données qu’elles récoltent auprès de leurs utilisateurs / clients. Donc, elles vont relayées leurs problèmes aux services juridiques. Or confondre l’éthique et le juridique peut être très graves parce que le moral n’est pas la justice. La justice c’est la loi, elle nous dit ce qu’il faut faire et ne pas faire et elle nous punie si on ne la respecte pas. Tandis que, le morale c’est le bien ; ce n’est pas le juste. Même s’il y a du juste qui est bien, on ne peut pas confondre le juste et le bien parce qu’il y a du légal moral (loi juste et bien) et il y a du légal immoral (loi injuste).
  • L’éthique n’est pas non plus les normes. La norme et l’éthique c’est totalement différent. Une norme est plus liée à un contexte, c’est plus restrictive et subjective. L’éthique est plus universelle que la norme.
  • Les lois peuvent changer très vite et les valeurs morales et éthiques changent très lentement.

Donc tout cela mène à une conclusion : d’un côté, l’éthique ne peut pas être enseigner et de l’autre côté, on en a besoin.

Dans le prochain article, je vais essayer d’introduire une sorte de guide pour structurer son raisonnement éthique et comprendre à partir de quoi on peut juger.